Et voilà … On y est. Retour a la maison !!! Après 3 derniers jours bien sympa à Montréal, nous voilà prêt à partir. J’écris de la terrasse de Jean-Philippe, nous attendons nos correspondants pour aller manger au resto. Plus tard, je revois mon cousin lui dire au revoir. J’ai passé le week-end avec lui, c’était trop bien ! J’ai vraiment passé du bon temps. Samedi soir, nous avons passé la soirée à discuter par terre sur le tapis, musique, thé vert… ambiance très cool. Dimanche, après une bonne nuit de sommeil, petit cour de Yoga, ensuite il m’a emmené prendre un MÉGA déjeuner, le brunch, comme on dit ici. Pour commencer une bonne grosse crèpe avec bacon, suivit encore d’une crèpe avec des œufs brouillés et sirop d’érable + café au lait à volonté. Petit repos de 30mn sur le canap’ pour soulager notre estomac bien rempli, et hop on est parti 3h à vélo au bord de la rive. En plus il y avait su soleil c’était magnifique. On s’est arreté au parc jouer au frisbee et jongler un peu..Et plus tard, dans la soirée, on est parti au Piknic Electronik !!!!!!! trop bien pour féter la dernière soirée !!!! En tout cas, j ai passer un super séjour, mais je suis trop contente de rentrer chez moiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
Iris :
In the plane. (« Dans l’avion » pour ceux qui sont vraiment trop nul en anglais)Montréal,
Je te quitte
Et je t’aime
Montréal, in cha allah, (« si dieu veut » pour ceux qui sont vraiment tro nul en arabe) je reviendrai.
Je reviendrai…
Montréal merci t’as tout compris à la vie.
Montréal, on voit le ciel dans cette ville… les buildings, les immeubles, les grattes ciel se dressent autour de nous. Et les rues sont si vastes, remplies d’espace qu’on voit toujours un grand morceau de ciel bleu au dessus de notre tête... Montréal, tes boutiques top vintage, zarma je suis trop sexy avec ma robe et mes plumes, azy Montréal c'est trop stylé ! Montréal, casse dal, Montréal les tapas, les salades de saumon fumés et les resto viet’ pour huit dollars !
Montréal, Le st Sulpice, on va boire des coups la bas, et les serveurs ils sont sympas, même s'ils mettent trop de glaçons dans les cocktails, alors on les engueule un peu et ils rigolent… ils disent « c’est l'Amerique… »
Montréal, les filles elles sont trop belles, elles rient tout le temps et elles parlent fort, épanouies comme des fleurs, des orchidées ou des tulipes… Montréal, celles qui ont des énormes seins les mettent en avant, celles qui ont des grosses cuisses, gambadent en mini jupe… les femmes sont libres entre tes rues…
Montréal, ma pote Agnès en mini jupe rose chapeau de cow-boy
Montréal, Sadyana sous sa perruque, femme fatale !
Montréal, Giulietta fait du yoga dans un parc avec des hippys.
Montréal, c’est laid, c’est la pleine lune, c’est l'équinoxe d automne…
Montréal, dans ta ville Montréal, le peuple se réunit… dans un parc, ça s’autogère, on fait le fête… pas besoin d’argent, pas d’organisation ni d’organisateur… ça tambourine, ça percutionne, ça danse , ça transe, ça rigole et ça sourit jusqu'au ciel… les étoiles dans les sourires, merci pour les étoiles… Montréal, c’est si facile, t’as tout compris, un coin de verdure, et c’est parti… ils viennent de partout, de toute la ville mais aussi de plusieurs pays, pour partager, la joie de vivre, la danse, le rythme la musique… Mais qu'est ce qu'on a d'autre à foutre le dimanche, sérieux ??
Chanter, danser l'après midi avec les gens de notre ville, ceux avec qui on habite ?
Montréal, communauté hétéroclite, remplies de couleurs, d'espace et de lumière… et les sourires qui tombent du ciel… j’ai des antennes dans Montréal, je capte les signaux…
Et y a ce type un peu plus loin, je lui achète une pierre. Une pierre en forme de couteau. Elle est noire, elle est puissante, je m’en ferai un collier… "Yo soy une guerriera, yo soy un arco iris mi alma vive siempre !" (« je suis une guerrière, , je suis un arc en ciel, mon ame vivra toujours ! » pour ceux qui sont archi nul en espagnol)
Montréal, y a JP aussi dans son camion bleu top dégaine… ce grand blond aux yeux bleus… spécial dédicace a sa paire de lunette en plastique jaune et noire… ce type avec son camion bleu, faudra qui vienne un jour chez nous… on lui fera gouter nos sardines et nos andouillettes… Montréal, le partage et la générosité...
Montréal, je suis dans l'avion, direction Marseille, la bonne mère, quelques machos... des rues étroites... Ma ville je l'aime aussi, comme on aime quelqu'un qui nous étouffe...
Montréal.... Montréal je reviendrai in cha'allah.... Montréal...
Y a mon plateau repas qui arrive.... je vais manger un bout, et puis après je dormirai bien confortablement dans mon siège avion, avec un genou dans la bouche...
Love
Venga hermano
Venga hermana
Vamos a vivir in paz!
Agnès :
Je sors pour la dernière fois du séjour la caméra. Je sais que la vidéo
s ‘arrêtera là, dans le camion de Jean Philippe… dans ce road movie en perpétuel mouvement, en avancées, en découvertes, en transformation intérieure… je filme la route, les visages qui se
reflètent dans le miroir du siège avant… je filme en gros plan les visages remplis d’émotions – traversés par l’émotion de l’instant… j’aimerai filmer plus, tenir les cadres quand les visages
montent en tension… mais…Maintenant je suis dans l’avion… je griffonne sur un papier le montage des capsules que j’aurais dû faire journalièrement… le montage, j'aime ça aussi... c'est excitant, c'est angoissant... mettre en ordre la matière, donner du sens, choisir, exprimer, donner... tout se met en place… encore quelques questions, quelques hésitations… comment intégrer l’interview de Sam gérant de la plus vielle boutique de Jeans sur la rue Sainte Catherine, l’interview des 2 jeunes artistes de cirque français rencontrés dans un bar… ou encore celle du policier Pessamites venant expressément nous secourir sur la route de Rimouski prévenu par un routier qui pensait qu’on allait se suicider ! Gaétan et son magnifique bric à brac, son mur des pensées et son énorme Caribou, Richard et son fumoir à saumon… le vendeur de bleuet sur la route… que de rencontres en chemin…. des instants qui parsement notre voyage, la spontanéité d’un échange, caméra en main, on improvise une interview ! d’autres rencontres en off… Coco, l’arpenteur des bois qui nous raconte le territoire des castors à Tadoussac… toute sa connaissance vient de l’observation - pas de livre, pas de théorie… juste l’observation inlassable des castors en toute saison… ça à partager avec nous en échange de quelques dollars pour vivre… les rencontres des jeunes au coin du feu… Nashua, Malo, Kevin… des images de voyage à mettre en ordre, pour qu’elle montre, raconte, qu’elle fasse ressentir toute la richesse de ce voyage … avec en toile de fond… un reportage sur l’energie verte au Québec… ! Et puis il y a aussi le voyage pour lui même, tout ce qu'il a amené à chacun de transformation, d'évolution et de questionnements... Toute la richesse est là, à l'intérieur de chacun, dans l'échange et le partage... La suite du voyage continue ici, en France, dans la vie privée et professionnelle.... dans l'animation socio-culturelle pour la plupart, dans le chant pour Stéphanie.... Il nous reste aussi à trier les 2000 photos, préparer le plateau TV où les jeunes partageront leur expérience du voyage, la formation audiovisuelle, ce qu'ils ont appris sur l'énergie verte et leurs questionnements. « L'animation socioculturelle et l'audiovisuel sont les deux jambes de mon métier » J'ai une nouvelle fois expérimenté cette expérience de télévision participative dans un autre cadre, un autre contexte... toujours avec le même plaisir, le même bonheur d'apprendre et de partager... la télévision participative est une expérience humaine... elle l'a été d'autant plus pendant ce voyage.
Sadyana :
Le départ se rapproche de plus en plus vite. Tout le monde veut profiter au max, alors on va chacun à nos occupations et nos envies. Pour le dernier repas ensemble, Nathalie nous invite tous dans un petit resto chinois très sympa - bonne ambiance, dernières photos de groupe avec les québécois. Ca y est, c’est la fin ! On est tous nostalgique, fatigué et changé. Je pense que ce voyage a touché tout le monde - pas de la même manière mais chaque individu a changé et s’est remis en question. J’ai aimé ce voyage, il m'a apporté dans ma vie et m'a donné l’envie de faire des choses qui me semblaient impossibles. Aujourd’hui je peux dire que tout est possible. Merci Nathalie, ton projet a trop bien marché - je ne t’oublierais jamais. Merci JPC, merci Agnès, merci à tous de m’avoir donner l’envie.
René :
Salut je vais vous raconter un peu mon ressenti en fin de séjour. Ce séjour m’a permis
de reprendre confiance en moi. Il a été pour moi une sorte de remise en question. Moi qui croyais avoir fait énormément pour mon âge, je me trompais royalement. …L’avion commence son atterrissage, René doit ranger l’ordinateur…
Quelques dos et queux de baleines aperçus... guetter les ondulations de l'eau...
mettre les mains dans l'eau glacée... s'asseoir et regarder...
Ce barrage n’est que
propagande contre la terre.
C’était génial les vues et
le barrage !
Comment ils font pour
travailler là ces gens. J’ai la tête comme une pastèque. Ça m’a fatiguée ce bruit. Et puis ça doit être les ondes aussi. Y avait une ambiance bizarre à l’intérieur. C’était lourd !!! Et puis
le bruit, l’électricité partout ! c’est ça qui a dû me donner mal au crâne. J’ai envie de mettre les mains dans la terre, au pied d’un arbre et de m’allonger par terre. Énergie verte,
énergie verte… on dénature sacrément la terre quand même ! C’est laid ce barrage. Il a rien à faire au milieu des pins et du fleuve. En même temps je dis ça mais bon, j’ai un MP3 et un ordi…
moi aussi je suis contre nature. On devrait consommer moins. Je devrais consommer moins. Changer le monde ça passe par se changer soi-même. C’est l’autre, elle disait ça dans la chanson…
En allant vers les éoliennes,
je ne m’attendais pas à ce que j’allais voir. Arrivé la bas, j’étais bouleversé par l’immensité de cette invention. Pour les gens qui n’ont pas l’hydro-électricité, cette éolienne est leur
avenir. Ensuite, ce qui m’a impressionné : juste une hélice de l’éolienne fait les 3/4 de deux ailes d’avion ensemble.
L’immensité des
éoliennes
Arrivée à 12h, je dormais dans le
camion, quand je lève les yeux, je vois les immenses éoliennes. J’entends la voix d’un
Quel froid, quelle
humidité ! Elle avait l’air contente la guide ! Comment je serais moi à 70 ans. Je me vois mal faire visiter le barrage de Serre Ponson le week end !!! Éolienne… on appelle ça
énergie verte… tu parles, c’est tout gris, y a des panneaux « attention danger » partout ! On est encore loin de la nature. Dans 3000 ans peut être ! On se sera débarrassé de
l’inutile, on sera plus proche de nous même. Pachamama - maman terre, rappelle nous vers toi ! Je me sens triste Pachamama. Elle s’en sortira toujours, c’est nous qui allons y passé. On se
détruit tout seul. Oh pachamama, pachamama, pachamama !