Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /Sep /2009 13:40
Giulia :

Et voilà … On y est. Retour a la maison !!! Après 3 derniers jours bien sympa à Montréal, nous voilà prêt à partir. J’écris de la terrasse de Jean-Philippe, nous attendons nos correspondants pour aller manger au resto. Plus tard, je revois mon cousin lui dire au revoir. J’ai passé le week-end avec lui, c’était trop bien ! J’ai vraiment passé du bon temps. Samedi soir, nous avons passé la soirée à discuter par terre sur le tapis, musique, thé vert… ambiance très cool. Dimanche, après une bonne nuit de sommeil, petit cour de Yoga, ensuite il m’a emmené prendre un MÉGA déjeuner, le brunch, comme on dit ici. Pour commencer une bonne grosse crèpe avec bacon, suivit encore d’une crèpe avec des œufs brouillés et sirop d’érable + café au lait à volonté. Petit repos de 30mn sur le canap’ pour soulager notre estomac bien rempli, et hop on est parti 3h à vélo au bord de la rive. En plus il y avait su soleil c’était magnifique. On s’est arreté au parc jouer au frisbee et jongler un peu..Et plus tard, dans la soirée, on est parti au Piknic Electronik !!!!!!! trop bien pour féter la dernière soirée !!!! En tout cas, j ai passer un super séjour, mais je suis trop contente de rentrer chez moiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


Iris :
In the plane. (« Dans l’avion » pour ceux qui sont vraiment trop nul en anglais)
Montréal,
Je te quitte
Et je t’aime
Montréal, in cha allah, (« si dieu veut » pour ceux qui sont vraiment tro nul en arabe) je reviendrai.
Je reviendrai…
Montréal merci t’as tout compris à la vie.
Montréal, on voit le ciel dans cette ville… les buildings, les immeubles, les grattes ciel se dressent autour de nous. Et les rues sont si vastes, remplies d’espace qu’on voit toujours un grand morceau de ciel bleu au dessus de notre tête... Montréal, tes boutiques top vintage, zarma je suis trop sexy avec ma robe et mes plumes, azy Montréal c'est trop stylé ! Montréal, casse dal, Montréal les tapas, les salades de saumon fumés et les resto viet’ pour huit dollars !
Montréal, Le st Sulpice, on va boire des coups la bas, et les serveurs ils sont sympas, même s'ils mettent trop de glaçons dans les cocktails, alors on les engueule un peu et ils rigolent… ils disent « c’est l'Amerique… »
Montréal, les filles elles sont trop belles, elles rient tout le temps et elles parlent fort, épanouies comme des fleurs, des orchidées ou des tulipes… Montréal, celles qui ont des énormes seins les mettent en avant, celles qui ont des grosses cuisses, gambadent en mini jupe… les femmes sont libres entre tes rues…
Montréal, ma pote Agnès en mini jupe rose chapeau de cow-boy
Montréal, Sadyana sous sa perruque, femme fatale !
Montréal, Giulietta fait du yoga dans un parc avec des hippys.
Montréal, c’est laid, c’est la pleine lune, c’est l'équinoxe d automne…
Montréal, dans ta ville Montréal, le peuple se réunit… dans un parc, ça s’autogère, on fait le fête… pas besoin d’argent, pas d’organisation ni d’organisateur… ça tambourine, ça percutionne, ça danse , ça transe, ça rigole et ça sourit jusqu'au ciel… les étoiles dans les sourires, merci pour les étoiles… Montréal, c’est si facile, t’as tout compris, un coin de verdure, et c’est parti… ils viennent de partout, de toute la ville mais aussi de plusieurs pays, pour partager, la joie de vivre, la danse, le rythme la musique… Mais qu'est ce qu'on a d'autre à foutre le dimanche, sérieux ??
Chanter, danser l'après midi avec les gens de notre ville, ceux avec qui on habite ?
Montréal, communauté hétéroclite, remplies de couleurs, d'espace et de lumière… et les sourires qui tombent du ciel… j’ai des antennes dans Montréal, je capte les signaux…
Et y a ce type un peu plus loin, je lui achète une pierre. Une pierre en forme de couteau. Elle est noire, elle est puissante, je m’en ferai un collier… "Yo soy une guerriera, yo soy un arco iris mi alma vive siempre !" (« je suis une guerrière, , je suis un arc en ciel, mon ame vivra toujours ! » pour ceux qui sont archi nul en espagnol)
Montréal, y a JP aussi dans son camion bleu top dégaine… ce grand blond aux yeux bleus… spécial dédicace a sa paire de lunette en plastique jaune et noire… ce type avec son camion bleu, faudra qui vienne un jour chez nous… on lui fera gouter nos sardines et nos andouillettes… Montréal, le partage et la générosité...
Montréal, je suis dans l'avion, direction Marseille, la bonne mère, quelques machos... des rues étroites... Ma ville je l'aime aussi, comme on aime quelqu'un qui nous étouffe...
Montréal.... Montréal je reviendrai in cha'allah.... Montréal...
Y a mon plateau repas qui arrive.... je vais manger un bout, et puis après je dormirai bien confortablement dans mon siège avion, avec un genou dans la bouche...
Love
Venga hermano
Venga hermana
Vamos a vivir in paz!



Agnès :
Je sors pour la dernière fois du séjour la caméra. Je sais que la vidéo s ‘arrêtera là, dans le camion de Jean Philippe… dans ce road movie en perpétuel mouvement, en avancées, en découvertes, en transformation intérieure… je filme la route, les visages qui se reflètent dans le miroir du siège avant… je filme en gros plan les visages remplis d’émotions – traversés par l’émotion de l’instant… j’aimerai filmer plus, tenir les cadres quand les visages montent en tension… mais…

Maintenant je suis dans l’avion… je griffonne sur un papier le montage des capsules que j’aurais dû faire journalièrement… le montage, j'aime ça aussi... c'est excitant, c'est angoissant... mettre en ordre la matière, donner du sens, choisir, exprimer, donner... tout se met en place… encore quelques questions, quelques hésitations… comment intégrer l’interview de Sam gérant de la plus vielle boutique de Jeans sur la rue Sainte Catherine, l’interview des 2 jeunes artistes de cirque français rencontrés dans un bar… ou encore celle du policier Pessamites venant expressément nous secourir sur la route de Rimouski prévenu par un routier qui pensait qu’on allait se suicider ! Gaétan et son magnifique bric à brac, son mur des pensées et son énorme Caribou, Richard et son fumoir à saumon… le vendeur de bleuet sur la route… que de rencontres en chemin…. des instants qui parsement notre voyage, la spontanéité d’un échange, caméra en main, on improvise une interview ! d’autres rencontres en off… Coco, l’arpenteur des bois qui nous raconte le territoire des castors à Tadoussac… toute sa connaissance vient de l’observation - pas de livre, pas de théorie… juste l’observation inlassable des castors en toute saison… ça à partager avec nous en échange de quelques dollars pour vivre… les rencontres des jeunes au coin du feu… Nashua, Malo, Kevin… des images de voyage à mettre en ordre, pour qu’elle montre, raconte, qu’elle fasse ressentir toute la richesse de ce voyage … avec en toile de fond… un reportage sur l’energie verte au Québec… ! Et puis il y a aussi le voyage pour lui même, tout ce qu'il a amené à chacun de transformation, d'évolution et de questionnements... Toute la richesse est là, à l'intérieur de chacun, dans l'échange et le partage... La suite du voyage continue ici, en France, dans la vie privée et professionnelle.... dans l'animation socio-culturelle pour la plupart, dans le chant pour Stéphanie.... Il nous reste aussi à trier les 2000 photos, préparer le plateau TV où les jeunes partageront leur expérience du voyage, la formation audiovisuelle, ce qu'ils ont appris sur l'énergie verte et leurs questionnements. « L'animation socioculturelle et l'audiovisuel sont les deux jambes de mon métier » J'ai une nouvelle fois expérimenté cette expérience de télévision participative dans un autre cadre, un autre contexte... toujours avec le même plaisir, le même bonheur d'apprendre et de partager... la télévision participative est une expérience humaine... elle l'a été d'autant plus pendant ce voyage.

 




Sadyana :











Le départ se rapproche de plus en plus vite. Tout le monde veut profiter au max, alors on va chacun à nos occupations et nos envies. Pour le dernier repas ensemble, Nathalie nous invite tous dans un petit resto chinois très sympa - bonne ambiance, dernières photos de groupe avec les québécois. Ca y est, c’est la fin ! On est tous nostalgique, fatigué et changé. Je pense que ce voyage a touché tout le monde - pas de la même manière mais chaque individu a changé et s’est remis en question. J’ai aimé ce voyage, il m'a apporté dans ma vie et m'a donné l’envie de faire des choses qui me semblaient impossibles. Aujourd’hui je peux dire que tout est possible. Merci Nathalie, ton projet a trop bien marché - je ne t’oublierais jamais. Merci JPC, merci Agnès, merci à tous de m’avoir donner l’envie.







René
 :
Salut je vais vous raconter un peu mon ressenti en fin de séjour. Ce séjour m’a permis de reprendre confiance en moi. Il a été pour moi une sorte de remise en question. Moi qui croyais avoir fait énormément pour mon âge, je me trompais royalement. …

L’avion commence son atterrissage, René doit ranger l’ordinateur…
Par o2zone
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /Sep /2009 15:49
Iris :


Un fleuve immense, tranquille… Sur les rives, la plage… du sable, des coquillages et des cailloux. On ramasse tout plein de cailloux. Les pins sont tous près de l’eau. L’air est froid et pur, le soleil brille. Des mouettes… on court sur la plage, elles s’envolent. Plus loin, je dessine un cercle avec des coquillages dans le sable. Je m’assois devant. Face a moi, le fleuve. Il est immense, l’horizon est une ligne qui sépare deux grands espaces bleus. Je ferme les yeux, et je reviens vers moi. Je me retrouve. Un long moment. J’entend les rires de Sadjana. J’ai une sensation de froid sur les pieds et les mollets, j’ouvre les yeux… la marée monte. Mon jean est mouillé. Je ris et je recule. On marche sur la rive qui mène à la colline. Cette colline surplombe le lac. On s’y pose, sur des pierres roses. Une ligne de nuage flotte au dessus de l’horizon. Une queue de baleine. On discute un peu. Deuxième queue de baleine. On contemple le paysage, queues de baleines… On se lève, on rentre. Je tiens René par le bras, on marche ensemble. Notre marche est parsemée de pauses. Les yeux rivés sur le sol, on collecte des trésors : cailloux roses, cailloux brillants, coquilles de moules, morceaux de nacres... René s’arrête, il ramasse un caillou, et il me l’offre.



Agnès : Avant de reprendre la route pour rentrer sur Montréal, on fait une pause à notre auberge pour manger de délicieux sandwichs... la promenade sur la plage nous a rempli... on a pris le temps de contempler la nature... ça fait du bien... avec la promenade aux castors hier... on revit ! On a vu énormément de paysages à travers les vitres du camion mais marcher dans la nature nous manquait ! Merci Jean Philippe de nous avoir fait découvrir cet endroit !

Quelques dos et queux de baleines aperçus... guetter les ondulations de l'eau... mettre les mains dans l'eau glacée... s'asseoir et regarder...


On reprend la route en début d'après midi... Jean Philippe au volant... 1400 km parcourus dans son camion "road movie" !
les paysages qui défilent sur la route vallonnée... des petits lacs où se reflete une maison en bois rouge... des pins tout autour... chacun se prend à rever...

Les phares éclairent les deux lignes jaunes qui serpentent sur le bitume... suivent les courbes, les lignes droites....
Les lumières de Montréal approchent... je filme la nuit... j'adore ça... m'amuser avec les lumières, les voir sautiller dans l'écran LCD... attraper la lumière... Jean Philippe a mis du Jazz... l'ambiance est magnifique...

On dépose Nashua à la station service... voilà le grand voyage qui prend fin... je filme cet instant... j'adore saisir l'instant... essayer d'attraper l'emotion... Je voudrais partager ça avec la groupe... leur donner ce que j'aime, leur montrer ce qui me touche... comment je filme et ce que j'aime filmer... aller au delà de la formation technique... leur suggérer les instants à saisir pour donner à voir la vie... j'aime quand ils prennent la caméra et me montre leur regard... le regard qu'ils posent sur les choses... d'un cadre incertain au début du voyage, je vois en regardant leur rushes, l'espace qui se découpe, le cadre qui s'affine, devient plus précis... je sens des choix de cadrage, un regard qui commence à se poser...


Jean Philippe nous dépose à l'auberge Alexandrie... On le revoit lundi... la boucle se boucle...
Par o2zone
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 20:03
 

Giulia : Bonjour à tous, cette fois je vous écris du camion. Ce matin, réveil à 10h, j’ai trop bien dormi, la beauté de 12h de sommeil !! MEGA DEJEUNER tous ensemble autour de la table accompagnés de Pancakes, Bacon, Œufs, Mayonnaise à l’oignon, sel et poivre, café, jus d’orange.  LA JOURNÉE COMMENCE BIEN !!!

Là il est 14h, migration vers Tadoussac. Il pleut, mais on est tous de bonne humeur. Je passe l’ordi à quelqu’un j’ai la tête qui tourne, en voiture c’est pas facile !!! byebyebyess

René : Ressenti du voyage.

Salut ! Je vais vous parler de cette expédition qui est pour moi l’une des plus belles expériences de toute ma vie.

En arrivant au Québec, nous pensions qu’on verrait des milliers de personnes dans la rue, mais non - en fait le taux de la population ici et encore plus bas qu’en France alors que le Québec est plus grand ! c’est un truc de fou.

Nous avons rencontré nos correspondants Québécois et sommes devenus directement liés comme si une alchimie c’était passée, comme si on se connaissait depuis tout le temps.

Ils nous ont emmené dans des bars qui faisaient deux a trois fois nos discothèques ! c’est de la bombe, génial, impressionnant ! on s’est régalé avec nos nouveaux amis.

Les jours se suivent sans qu’on puisse avoir le temps de s’ennuyer. On pourrait s’habituer à cette vie.

Kevin est l’un des Québécois. Il nous a emmené dans l’un de ses endroits intimes préférés (son « spot »). C’était énorme ! 1/3 de la vue sur Montréal en pleine nuit où des centaines de bullding et autres lumières éclairent les pupilles de nos yeux émerveillés par cette vue que les jeunes se sont approprié en buvant, en faisant du rap, en dansant du haut du Mont Royal.

Nous nous sommes incrustés dans le manteau de la nuit, la lueur du noir et nous sommes tombés sur un Colombien accompagné d’une déesse. Nous avons joué des instruments de musique qu’il nous a tendu et j’ai chanté avec lui. Sa musique avait coupé le son de cette énorme ville qu’on voyait juste devant nous. On comprenait juste la joie qu’il mettait dans ses chansons plein de compassion, et sa phrase française en nous chantant une improvisation de  « c’est pas grave , ce n’est pas grave ». Moment de ma vie inoubliable.

Nous sommes parties quelques jours après pour une autre ville, pour continuer notre reportage sur les barrages. Nashua, l’autre Québécois que nous avions découvert le soir de notre arrivée nous a accompagné. Et là, c’est énorme, au moment où je vous écris nous sommes éclatés de rire.

C’est devenu en l’espace de quelques jours une des personnes que nous apprécions le plus au monde. C’est un peu de la triche car, nous avons passés des moments inoubliables avec les autres et Sadyana bien sûr.

Nous sommes sur la route de Tadoussac dans le Van de Jean-philippe qui est trop marrant et qui est en train de manger des gâteaux. Alors voilà, je vais vous laisser réfléchir un peu, si comme moi ce pays vous fait rêver et je vous laisse le soin de raconter notre histoire à tous vos amis et familles. À plus, je ferais un autre petit commentaire sur mon ressenti… j’ai rendez vous avec l’aventure et la joie de vivre ! Peace !!!!     

 

  

Par o2zone
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 17:37

Baie Comeau – On s’installe à l’Auberge Saint Paul, juste à côté d’une rivière, dans la forêt – l’endroit est magnifique.  Les chambres sont luxueuses et immenses. On a une salle de réception pour nous tout seul et une super cuisine.

Aujourd’hui on devait visiter les barrages hydro-électriques  de Manik 2 et 5 mais il aurait fallu partir à 5 heures du matin et vue l’état de fatigue des troupes, on décide d’annuler Manik 5.

On prend la matinée tranquille pour discuter, se préparer, faire les sandwichs… et en avant ! La route traverse la foret de pins et de boulots… Les arbres sont encore verts, les belles couleurs de l’automne viendront plus tard…

 

La route croise le fleuve de Manicouagan où est installée le barrage… immense mur de béton d’où partent d’énormes fils électriques  suspendus à des pilonnes plantés dans la montage…

 


On a une heure devant nous avant la visite. On gare le camion près d’un petit chemin très escarpé qui descend près du fleuve… La descende est très raide et très marrante ! Super pique nique au bord de l’eau… des cailloux magnifiques partout !

 


Visite de Manik 2 :

René :

Ce barrage n’est que propagande contre la terre.

Il n’est respectable qu’en outre-mer.

Nous manquerons d’air dans cette terre,

Et eux seront dans leurs constructions et leurs galères.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Nash :

C’était génial les vues et le barrage !

A l’intérieur c’était étonnant !

J’ai aimé aussi au bord de l’eau, manger avec mes frères et sœurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Sadyana :

Le barrage de Manik 2 n’est pas ce que je trouve de plus beau. Depuis mon arrivée, j’entends beaucoup sur les mauvais côtés des barrages. Les conséquences pour l’environnement. Mais après la visite, je trouve que c’est un bon système même s’il faudrait faire mieux. On a pu faire une interview de Stéphanie la guide. On a pu poser des questions sur les conséquences et je trouve qu’elle avait de bons arguments. J’ai utilisé pour la première fois la caméra. Je ne suis pas trop douée mais j’ai envie d’apprendre à l’utiliser. C’est la volonté et la passion d’Agnès. Je sens qu’elle veut partager son savoir – en plus elle le fait à merveille. Alors moi, elle me donne envie d’apprendre. En 5 jours, j’ai vu et appris trop de choses, je vous dirais jamais assez trop merci. Alors merci.


Stéphanie :

Comment ils font pour travailler là ces gens. J’ai la tête comme une pastèque. Ça m’a fatiguée ce bruit. Et puis ça doit être les ondes aussi. Y avait une ambiance bizarre à l’intérieur. C’était lourd !!! Et puis le bruit, l’électricité partout ! c’est ça qui a dû me donner mal au crâne. J’ai envie de mettre les mains dans la terre, au pied d’un arbre et de m’allonger par terre. Énergie verte, énergie verte… on dénature sacrément la terre quand même ! C’est laid ce barrage. Il a rien à faire au milieu des pins et du fleuve. En même temps je dis ça mais bon, j’ai un MP3 et un ordi… moi aussi je suis contre nature. On devrait consommer moins. Je devrais consommer moins. Changer le monde ça passe par se changer soi-même. C’est l’autre, elle disait ça dans la chanson…

Eolienne, barrage, je pensais qu’on avait trouvé des solutions. On est loin du compte. On en est encore à des systèmes de production/consommation. Avec des éoliennes qui servent à rien, qui sont quasi inutilisables. On devrait consommer moins. De toute manière, on aura beau consommer, on arrivera jamais à combler ce vide en nous. Faudrait d’abord qu’on apprenne à se taire. Faudrait d’abord qu’on apprenne à se taire.

 


 

Par o2zone
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 09:13



Nash :

En allant vers les éoliennes, je ne m’attendais pas à ce que j’allais voir. Arrivé la bas, j’étais bouleversé par l’immensité de cette invention. Pour les gens qui n’ont pas l’hydro-électricité, cette éolienne est leur avenir. Ensuite, ce qui m’a impressionné : juste une hélice de l’éolienne fait les 3/4 de deux ailes d’avion ensemble.

 

 

 

 

 


René :

L’immensité des éoliennes

Ne gène pas la Reine.

Comment vit-on dans cette arène ?

Les éoliennes sont elles des arbres

Que l’on plante à la chaîne ?

L’atmosphère est notre air.

Soyons écolos en protégeant notre terre

Car notre Reine Mère

Ne se soucie guère de nos terres.

 


Sadyana :

Arrivée à 12h, je dormais dans le camion, quand je lève les yeux, je vois les immenses éoliennes. J’entends la voix d’un  homme qui crie, c’était un guide. Il présente son site comme un show « théâtre », c’était rigolo.  Ensuite, nous commençons la visite. Une dame, « Blandine », nous présente le site comme si elle était fière. Ça lui tenait trop à cœur, sa façon de transmettre, son savoir était impressionnant. D’habitude je n’accroche pas. J’ai du mal à rester concentrée et là je l’ai écoutée comme si elle racontait une histoire.


Stéphanie :

Quel froid, quelle humidité ! Elle avait l’air contente la guide ! Comment je serais moi à 70 ans. Je me vois mal faire visiter le barrage de Serre Ponson le week end !!! Éolienne… on appelle ça énergie verte… tu parles, c’est tout gris, y a des panneaux « attention danger » partout ! On est encore loin de la nature. Dans 3000 ans peut être ! On se sera débarrassé de l’inutile, on sera plus proche de nous même. Pachamama - maman terre, rappelle nous vers toi ! Je me sens triste Pachamama. Elle s’en sortira toujours, c’est nous qui allons y passé. On se détruit tout seul. Oh pachamama, pachamama, pachamama !

 


 

Stéphanie (la  suite… de la journée !) :

Epopée Star Wars : « que la force soit avec ton transit ma fille ».


Petit résumé des épisodes précédents 

Notre équipe de survivants suit son chemin sur la planète « paye ton bide ». Après un périple en camion, nos amis décident d’investir un lieu sacré du Québec : la station-service. Que vont-ils faire ? Acheter de la nourriture locale !

Et oui, suite à un petit imprévu dans l’organisation, ils sont partis sur les chapeaux de roues ce matin ! (en québécois on dit « parti sur une gosse » c’est à dire, partir sur, exactement, un seul testicule). Un vaisseau les attend à l’autre bout du pays…. Le temps intergalactique est compté ! Bref les voilà condamné à acheter le repas de midi dans une station-service. C’était ça ou la pêche… notre équipe a donc acheté du E407, du sulfate de potassium, des sulfites et des traces de soya sous cellophanes…  et franchement ils ont failli y rester ! Au moment où Princesse Giulia s’est rapprochée de l’armée des cookies, nos amis se retournèrent d’un bond ! Quelle horreur, les knackis leur fonçaient dessus comme des torpilles tandis qu’une pluie de gâteaux secs les placardait contre le sol !! Finalement un hamburger finit par exploser, faisant voler en éclats les derniers espoirs d’Agnès, et laissant là quelques débris de ketchup sur ses vêtements… c’était horrible….

« Personne devrait vivre ça Joe, personne devrait voir ça… »


Au menu :

> Le spécial sandwich à 55 % de matière grasse :  viande beige + fromage ridiculement orange fluo + poivron vert mais uniquement sur la photo d’emballage. Et pour finir, vous aurez 8 % de fibre dans votre bon sandwich, soit l’équivalent d’un bon grain de maïs.

> Les bonbons roses qui collent aux dents.

> Les bonbons multicolores qui pillent le bide et t‘envoient en mission chiotte.

> Neuf knackis pour notre ami René… René…. Cet humanoïde a un estomac d’autruche… il pourrait avaler un réveil matin sans crampe d’estomac après…

> Le muffin a la banane… ce muffin a la particularité d’être sec et gras en même temps… comment font ils ?

> Les gâteaux au chocolat sans chocolat, à la mousse de sucre.


Le soir, notre équipe de damnés intoxiqués continuaient leur route vers la perdition, ils projetaient un repas dans un restaurant typique : pour manger une poutine (patate fromage et que mort s’en suive). C’est alors qu’un envoyé du ciel les remis sur le droit chemin. Un ange. Ils était jeune, il était beau, il sentait bon le caribou… C’était un policier, moustachu, vêtu de noir, rayé de jaune. Mais plus qu’un policier, c’était surtout un autochtone, un amérindien, un Indien, de la communauté des Pessamits.

 


Le brave homme leur indiqua la route vers les siens, et c’est ainsi que notre équipe de héros fit un tour à Pessamit, communauté amérindienne, où un restaurant les attendait. Ce soir les amis des étoiles, c’est soupe à l’oignon ! De l’eau chaude et du légume. Et un pogo pour le groupe… c’est à dire une petite saucisse cuite dans du maïs à partager. Nos envoyés des étoiles partagèrent la saucisse, ils la firent tourner autour du cercle comme on fait tourner un bâton de parole autour du feu sacré… retour aux sources…

Le soir ils jurèrent autour d’une camomille, dévotion sincère et servitude au Grand Esprit Du Brocoli.


Par o2zone
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus